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Épargne · Frontaliers 🇫🇷🇨🇭 Publié le 28 juin 2026

Frontalier : et si vous déménagiez demain ?
Cas client – Marc

Il épargne, il hésite à placer. Il ne sait pas où il sera dans 3, 5 ou 7 ans.

La situation de Marc est particulièrement intéressante et représente une grande partie des frontaliers que je rencontre. Nous allons la décortiquer ensemble sur un aspect.

Vous imaginez donc, tout le travail qui peut être fait sur le reste.

Marc travaille à Genève depuis 8 ans. Il réside en France, dans le Pays de Gex. Il est satisfait de sa situation, épargne régulièrement, et accumule des francs suisses sur un compte bancaire suisse qui rapporte à peine 0,5% par an.

Il n’est pas intéressé par de l’immobilier. On a déjà décortiqué l’aspect 3e Pilier ensemble.

In fine, il sait qu’il devrait placer cet argent. Mais il hésite.

Pourquoi ? Il ne sait pas ce qu’il va faire dans 3, 5 ou 7 ans.

Pleins d’options sont sur la table : S’installer en Suisse ? Repartir dans sa région d’origine en France ? Le travail ? Jamais totalement sûr en Suisse.

Alors il attend.

Et ses CHF dorment, ses EUR à la banque FR sur une solution vendue par son banquier.
Marc avait pensé à ouvrir une assurance-vie française.

Son banquier lui en avait parlé. Fiscalement intéressant après 8 ans. Pas mal comme idée.

Creusons la solution étudiée par Marc :

On coche quelques cases de ce que veut faire Marc : investir, ne pas payer trop d’impôt. Il apprécie bien son banquier donc il est en confiance.

Cependant, nous avons quand même quelques frictions à travailler.

– Une assurance-vie française est optimisée pour quelqu’un qui reste en France. Une route tracée ou non mais dans un cadre certain.

– Si Marc s’installe en Suisse demain, son contrat français reste, mais la fiscalité à la sortie se complique. Il faut informer l’assureur du changement de résidence. Selon les cas, des prélèvements sociaux peuvent s’appliquer à tort si l’assureur n’est pas informé.

Selon les assureurs, de nouveaux versements peuvent être refusés une fois non-résident, et certains arbitrages deviennent impossibles ou contraints selon les conditions générales du contrat.

– La devise peut nous poser problème ici. On pourrait imaginer une assurance-vie française et le reste investi en Suisse. Pas optimal dans sa fiscalité et sa stratégie.

Dans l’idéal, on cherche quelque chose de flexible selon sa résidence, qualitatif pour avoir du rendement, avec une imposition allégée si possible, sans devoir choisir entre CHF et EUR.
Une option à étudier ici : l’assurance-vie luxembourgeoise.

C’est un contrat particulièrement conçu pour la mobilité.

Historiquement, ce n’est pas un hasard, le Luxembourg a structuré son cadre réglementaire précisément pour les personnes dont la vie traverse les frontières.

Trois points concrets qui changent la donne pour un profil comme Marc.

La portabilité : si Marc devient résident suisse, le contrat s’adapte automatiquement à sa nouvelle situation fiscale, sans résiliation, sans frottement, sans perte d’antériorité. Il ne repart pas de zéro. Abattement après 8 ans, exonération jusqu’à 152 500€ par bénéficiaire en cas de décès. Rien de perdu par rapport à ce que lui proposait son banquier.

La devise : Marc peut verser directement en CHF, investir sur des supports en CHF, et éviter le double risque de change au versement puis au rachat. Ses francs suisses restent des francs suisses. Imaginons s’il travaille dans une organisation internationale et perçoit des dollars : possible aussi de les loger.

La sécurité : un cas que nous n’avons pas encore abordé. Marc s’inquiète de la situation de la France dans son ensemble et particulièrement du secteur financier qu’il trouve pour le moins opaque. Le triangle de sécurité luxembourgeois sépare les actifs du bilan de l’assureur. En cas de défaillance, Marc est créancier de premier rang. En France, la garantie est plafonnée à 70 000€. Au Luxembourg, elle est totale.

À noter : le contrat doit être déclaré chaque année à l’administration fiscale française via le formulaire 3916. C’est une obligation simple mais à ne pas oublier, l’amende est de 1 500€ par contrat non déclaré.

La recherche ici, comme mentionné, était la liaison entre la stabilité et la performance. L’assurance-vie luxembourgeoise peut être une solution : sûrement pas unique, mais peut en faire partie.

C’est cette réflexion qui est importante. Comprendre sa situation, sa recherche et piocher ce qui peut être intéressant chez les différents prestataires.

Étant exclusivement rémunéré en honoraires, cette option imaginée n’est pas la résultante d’un partenariat commercial.

La situation de Marc vous parle-t-elle ? Avez-vous pensé à ces aspects ?

Important : Chaque situation est différente : ce qui est pertinent pour Marc ne l’est pas forcément pour vous.

Benoit Ferrer Tricaud.

Je conseille les frontaliers franco-suisses et coordonne leur patrimoine des deux côtés de la frontière.
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